21avr.

Covid et immobilier : l'avis d'un professionnel 

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Dans les Vosges comme au niveau national, l’immobilier reste un secteur économique dynamique et qui se porte plutôt bien. On dénombre au niveau national, plus de 30 000 entreprises* de toute taille liées à la promotion immobilière,  du cabinet immobilier traditionnel au grand groupe de gestion immobilière. Nous avons interrogé Arthur Bigaut, Directeur des ventes à l'agence Foncia d’Épinal, qui nous a donné son point de vue sur l'état de l'immobilier vosgien en pleine crise du covid 19. 

Comment se portait le secteur immobilier dans les Vosges avant la crise du covid ?

« Le secteur allait plutôt bien, le marché était de nouveau tendu, le nombre de biens en vente diminuait et les prix avaient tendance à augmenter. Les taux d'emprunts étant très bas, de nombreux candidats à la propriété se sont vus accorder des crédits. Forcément, cette tendance est bénéfique pour le marché de l’immobilier. » 

Et maintenant ?  « A l'heure actuelle, pour la partie commerciale, nous sommes au « chômage technique », étant donné que les visites ne sont pas possibles, même si on peut tout à fait réaliser des transactions par signatures électroniques à distance ou en viso-conférence avec les notaires... On a réussi à finaliser certaines ventes qui ont été signées avant le confinement, mais c'est à peu près tout.. L’essentiel de notre activité consiste à mettre à jour notre fichier clients et à faire le point avec nos acquéreurs et nos vendeurs sur leurs recherches et leurs attentes. »

Avez-vous des craintes sur l'évolution du marché ? 

« Dans un premier temps, il se  peut que certains futurs acheteurs voient le taux d'emprunt légèrement repartir à la hausse. Mais pour le moment, et même avec la crise sanitaire, les taux restent très bas. Les biens qui offraient de bonnes prestations avant la crise resteront  toujours intéressants et attractifs. 

Pour la profession, il y a un risque que certaines agences immobilières ferment. La FNAIM évoque 3000 fermetures d'agences au niveau national. C'est tout à fait probable. Les délais entre la signature d'un compromis et la régularisation d'un acte vente sont plus  longs, du coup, les délais pour se faire payer le sont également. Des petites agences ou des indépendants risquent de ne pas avoir une trésorerie suffisamment solide... Dans notre cas, nous avons un gros chiffre d'affaires récurrent, par nos activités de syndic et de gestion locative, donc nous sommes moins impactés par cette situation. 

Est ce qu' un département comme les Vosges, avec des villes à taille humaine et une bonne qualité de vie, a une carte à jouer pour attirer de nouveaux résidents ?

« C'est difficile de répondre à cette question. Tout le monde est différent et ne recherche pas forcément la même chose. On peut tout à fait imaginer que certains citadins qui vivaient dans de grands centres urbains aient envie de s'installer dans des villes plus petites. Avec le développement du télé-travail c'est tout à fait envisageable. Pour le moment, le gouvernement et les syndicats n'ont pas vraiment donné de directives claires pour la reprise, mais l’activité économique va reprendre doucement, et il en sera de même pour le marché de l’immobilier. En ces temps incertains, l’immobilier reste un secteur solide !

*En 2018

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